Logo pour impression Conférences 2012-2013

Programme des conférences 2012 - 2013

Organisées par les Amis du Musée de l’imprimerie, les conférences ont lieu le lundi à 18h15 dans l’auditorium des Archives municipales,
1 place des Archives, Lyon 2e.

Entrée libre.



L’électronique imprimée : vers une nouvelle industrie
par Bernard Pineaux

Le marché mondial de l’électronique imprimée, encore marginal en 2010, est évalué à 90 milliards de dollars à l’horizon 2020. Ce domaine d’activités résulte d’un constat simple : les procédés d’impression constituent un moyen efficace et très économique de réaliser des composants électroniques : antennes, puces radiofréquence, transistors, condensateurs, batteries, cellules photovoltaïques, piles à combustibles, diodes électroluminescentes peuvent tous être réalisés en appliquant plusieurs couches d’encres sur un support qui, très souvent, peut-être du papier ou du carton.

Un basculement de l’industrie de l’électronique va donc s’opérer durant les prochaines décennies, avec des impacts socio-économiques considérables :
relocalisation de sites de production, accès à un certain confort pour un plus grand nombre, réduction des impacts environnementaux, création de nouveaux marchés.
Après le caractère mobile de Gutenberg au milieu du XVème siècle et le formidable développement de l’impression numérique à la fin du XXème siècle, nous nous dirigeons ainsi vers une troisième révolution technologique rendue possible par l’imprimerie.

8 octobre 2012



©Alexis Cheziere - Digimatix
Bernard Pineaux a étudié l’imprimerie en France (Grenoble) et aux Etats-Unis (Rochester, NY). Après un début de carrière dans l’industrie, il a rejoint Grenoble INP-Pagora, l’Ecole internationale du Papier, de la Communication imprimée et des Biomatériaux, qu’il dirige actuellement. Il a reçu la Michael Bruno Award de la Technical Association of the Graphic Arts (TAGA) en 2010.

Télécharger le support de la conférence


 

Canuts et imprimeurs lyonnais (1830-1850), une histoire commune
par Laurent Gonon

De tous temps, l’imprimerie fut suspecte aux puissants. Le médium des idées est dangereux par nature. Quoi d’étonnant qu’à contrario ce véhicule de la pensée soit le moyen privilégié de ceux qui tentent de soulever le poids de l’oppression. A Lyon, on peut remonter le temps et constamment trouver cette donnée hautement sociale.

La période 1830-1850, de l’avènement de Louis-Philippe à celui de Napoléon III, fait surgir canuts et imprimeurs lyonnais dans une histoire commune d’abord pour l’émergence de revendications sociales, puis politiques avec la libéralisation du régime et la Seconde République. Les uns et les autres seront réduits au silence par le coup d’Etat du 2 décembre.

L’Écho de la Fabrique, le journal des canuts, premier journal ouvrier, en est l’illustration la plus connue. Mais la pétition en direction des députés pour la réforme du Conseil des prud’hommes lancée par les canuts en février 1831 amènera quelques ennuis avec la police à Jean-Marie Boursy, imprimeur 19 rue de la Poulaillerie...

12 novembre 2012
Dessin du journal, La caricature

Dessin du journal, La caricature


Laurent GONON, imprimeur lyonnais, docteur en gestion, chercheur en sciences sociales. Commissaire de l’exposition « Des imprimés et des hommes » organisée par la Bibliothèque de la Part-Dieu, fin 2011, il est aussi descendant de Bernard, gérant de L’Écho de la Fabrique.

Télécharger la conférence


 

L’architecte en chef des Monuments historiques, acteur du patrimoine
par Jean-François Grange-Chavanis

Responsable du patrimoine qui lui est confié et qu’il a pour mission de conserver et de transmettre, l’architecte en chef des Monuments historiques doit en acquérir une vision prospective et s’attacher à en comprendre les caractères, la logique de conception, le rapport avec son environnement, l’ordonnancement de ses matériaux, son écriture architecturale.

A l’aide de nombreux visuels, Jean-François Grange-Chavanis montrera le caractère passionnant, original, de cette mission, à travers la grande variété de chantiers de restauration, la rencontre de styles et de courants architecturaux très divers, la recherche constante de solutions techniques face aux désordres rencontrés, tout en veillant à conserver l’authenticité du bâtiment.

10 décembre 2012


Jean-François Grange-Chavanis est architecte en chef des Monuments historiques depuis 1981. Il exerce aujourd’hui principalement dans la Loire (patrimoine Le Corbusier à Firminy, château et jardins de la Bastie d’Urfé…), en Haute-Savoie (ancienne Chartreuse du Reposoir, Notre-Dame de Toute Grâce à Passy…), en Savoie (Abbaye d’Hautecombe, cathédrale de Chambéry), mais aussi à Lisbonne (église Saint-Louis des Français).

 

 

Du plomb au numérique : Gill, Times, Univers et autres anecdotes typographiques
par Alice Savoie

De nos jours, il suffit d’un seul clic pour que chacun d’entre nous accède à des dizaines, voire des centaines, de polices de caractères. Par défaut, notre ordinateur nous donne accès à une palette aussi large que celle dont disposait l’imprimeur professionnel du début du XXème siècle. Pourtant, du dessinateur de caractères à nos ordinateurs personnels, bon nombre de ces polices ont suivi un long et périlleux parcours afin de nous parvenir sous la forme que nous leur connaissons. Du plomb au numérique, en passant par l’ère de la photocomposition, Alice Savoie vous racontera l’histoire de quelques caractères bien connus tels Gill Sans, Times New Roman ou encore Univers, afin de mieux comprendre les enjeux de la création typographique tout au long du XXème siècle.

11 février 2013
Caractère Univers

Alice Savoie est dessinatrice de caractères et doctorante. Elle est diplômée de l’École Estienne ainsi que d’un Master of Arts in Typeface design de l’université de Reading (Royaume-Uni). De 2008 à 2010, elle travaille pour la compagnie britannique Monotype Imaging, participant à la création de caractères d’entreprise et au développement de systèmes multi-scriptes. Depuis 2010, Alice Savoie travaille sur un doctorat en histoire de la typographie, en collaboration avec l’Université de Reading et le Musée de l’imprimerie de Lyon. Ses recherches portent sur la création de caractères durant l’ère de la photocomposition.

 

Les beaux ouvrages ont-ils de l’avenir ?
par Olivier Bessard-Banquy

En France, une grande tradition de la sobriété typographique a longtemps été de mise dans la composition et la réalisation des ouvrages de littérature, ce qui n’a pourtant pas empêché de nombreux amateurs comme Charles Nodier de se plaindre du peu de qualité des volumes.
La démocratisation du livre à partir du XIXème siècle a-t-elle entraîné une dégradation de cet ancien objet de luxe ? Pourquoi une telle distinction en France entre édition courante et bibliophilie ? Les grands éditeurs littéraires modernes — la NRF, Grasset, Denoël — ont-ils privilégié la tradition du livre austère ou imposé une nouvelle fabrique des volumes ? Que nous dit l’aventure des clubs de livres des années 1940-1960 ? Et face au numérique l’avenir n’appartient-il pas plus que jamais aux éditeurs qui savent faire de beaux ouvrages ?

11 mars 2013



Olivier Bessard-Banquy a travaillé longtemps dans l’édition parisienne avant de rejoindre l’université. Il est maître de conférences et enseigne l’édition et l’histoire du livre. Auteur entre autres de L’Industrie des lettres (chez Pocket, série Agora, 2012), il prépare une étude sur le livre au XXème siècle pour le même éditeur de poche après avoir participé à la préparation du centenaire de Gallimard et rédigé une partie du catalogue de l’exposition consacrée à la maison au sein de la BNF.

 

Dans les petits papiers des grands paquebots
Par Clémence Ducroix et Alan Marshall

Clémence Ducroix, responsable des collections de l’association French Lines et Alan Marshall, directeur du Musée de l’imprimerie, co-commissaires de l’exposition Transatlantiques, nous racontent l’histoire des imprimés liés à l’activité des paquebots de légende. Le secteur des transports a été très prolifique en imprimés de toutes sortes, et particulièrement le transport maritime, le plus emblématique du point de vue graphique. C’est à une promenade dans un océan d’imprimés légendaires que nous convient les deux commissaires, avec des documents évoquant la créativité des artistes et graphistes qui ont participé à l’aventure des transatlantiques. 22 avril 2013 Affiche de la compagnie french lines

Clémence Descroix, responsable des collections de l’association French Lines et Alan Marshall, directeur du Musée de l’imprimerie sont commissaires de l’exposition Transatlantique.

 

La fabrication du papier de la Description de l’Égypte
Par Paul-Marie Grinevald

Le grand ouvrage de la Description de l’Égypte (1802-1830) a nécessité la fabrication d’une quantité impressionnante de papier, sous des formats exceptionnels.
Grâce à la richesse de la correspondance entre les papeteries d’Arches et la Commission de publication, on peut appréhender les réussites et les difficultés de cette vaste entreprise. Paul-Marie Grinevald, ancien conservateur de la bibliothèque de l’Imprimerie nationale, prépare une Histoire de la fabrication de la Description de l’Égypte.

10 juin 2013
Affiche de la compagnie french lines

Paul-Marie Grinevald, attaché d’administration du ministère des Finances, ancien conservateur de la bibliothèque de l’Imprimerie nationale, prépare une Histoire de la fabrication de la Description de l’Égypte (1802-1830).